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COMPLICATION VISUELLE [DU TRAITEMENT]

DE LA MALARIA (PALUDISME)

 

 

Histoire d’un enfant mâle d’environ 3 ans et 13 kgs, né 28 août 2013 et suivi dans une pédiatrie pour « fièvre palustre ». Il est soigné selon le schéma suivant :

 

1er jour (25 avril 2016) : Quinine 130 mg ds 130 cc de sérum glucosé 5% pdt 4 hrs suivi d’un repos de 8 hrs, donc 10 mg/kg en 4 h, répété 12 hrs ap le début de la première infusion.

 

Dès le 2è jour (26 avril 2016) : Quinine 250 mg 3 x 1/2 /j.

 

L’enfant était aussi, entre autres, sous gouttes nasales à la Naphazoline.

 

CCL Pour l’enfant :

 

1.      Cécité par hypoxie suite à la malaria

2.      Sensibilité particulière à la quinine (peut-être par carences)

3.      Hypoxie par effet ajouté du passage systémique des gouttes nasales à la Naphazoline (vasoconstricteur).

 

Le traitement à l’hydergine, tanakan, tribexfort, vitamines A C et E, Prednisolone, chimoral, n’a donné aucune satisfaction. L’adjonction de Piracetam semble avoir restitué une partie de la vision, mais à cet âge de l’enfant le taux de récupération de l’acuité visuelle est impossible à apprécier avec nos moyens de bord.

 

 

 

Quelques extraits de la littérature :

 

http://apps.who.int/medicinedocs/en/d/Jh2923f/2.5.2.html

 

L’administration par voie orale de plus de 3 g, en une seule prise, peut déterminer chez l’adulte une intoxication grave et potentiellement fatale, précédée d’une dépression centrale et de crises convulsives. Des doses beaucoup plus faibles peuvent être fatales chez l’enfant.

 

Une arythmie, une hypotension et un arrêt cardiaque peuvent découler de l’action cardiotoxique de la quinine, tandis que la toxicité oculaire du produit peut entraîner la cécité.

 

Il faut faire vomir la victime et procéder aussi vite que possible à un lavage d’estomac. On administrera ensuite du charbon activé

 

 

http://www.em-consulte.com/en/article/900442

 

Nous rapportons un cas rare d’intoxication accidentelle aiguë à la quinine responsable d’une cécité bilatérale brutale avec récupération visuelle partielle en 24heures. La patiente a été traitée à l’aide d’oxygénothérapie hyperbare et de nitrates intraveineux avec une récupération complète de l’acuité visuelle, mais persistance d’altérations sévères du champ visuel à 6 mois.

 

 

http://lookfordiagnosis.com/cases.php?term=C%C3%A9cit%C3%A9&filter=central+nervous+system%7Cnervous+system%7Csystem%7Cagent&values=0.008441%7C0.004636%7C0.002223%7C0.001092&lang=4&from=20

 

24/43. Cécité quinine-induite aiguë et persistante. Un rapport de cas.

La cécité quinine-induite surgissant pendant le traitement empirique pour la malaria chez un jeune homme est rapportée. La condition était remarquable parce qu'elle était totale et permanente, qui est en désaccord avec d'autres rapports publiés. La condition disparaît habituellement dans des minutes aux semaines, mais les déficits persistants tendent à être doux et sont rares. Bien que la quinine soit un agent antimalarique essentiel, les médecins devraient se rendre entièrement compte des effets secondaires possibles.

Dans cette observation le SACR survenu au 3ème jour d'un traitement par quinine À DOSE USUELLE (même si une erreur ne peut être formellement écartée en l'absence de dosage de la quininémie) a évolué favorablement de façon rapide, peut être grâce à une prise en charge très précoce. 

 

 

http://www.em-consulte.com/en/article/112644

 

Biologie

Il faut rechercher des carences en vitamines B1, B6, B9 (folate), B12, la présence d'un toxique ou de son retentissement (bilan hépatique, NFS, fonction rénale), d'un surdosage médicamenteux (Cordarone, Ciclosporine). Eliminer, si l'âge est supérieur à 55 ans, une maladie de Horton (vitesse de sédimentation (VS) et dosage de la protéine C-réactive (CRP) à réaliser en urgence).

En fonction de la symptomatologie, on recherche des anomalies pouvant orienter vers un diagnostic différentiel :